Nathalie Gonzalez-Cagnard : la famille au cœur
“Voilà 17 ans que ma famille a pris ses quartiers à Bourg-la-Reine. Mes deux enfants y ont vu le jour, à l’ancienne clinique municipale Ambroise Paré. En tant que parent, je me suis rapidement investie dans la vie scolaire, au travers des associations de parents d’élèves, successivement à l’école de la Fontaine Grelot puis celle de la République. J’ai ensuite intégré le conseil d’administration du collège Evariste Galois, pour finir par le lycée Lakanal.
Fondamentalement, je trouve mon épanouissement personnel dans le service aux autres, dans le soutien aux enfants et adolescents. Ce qui m’apporte du sens, c’est d’aider les parents dans leurs missions d’éducation, d’apporter des solutions concrètes quand un souci se présente ou quand les parents manquent d’information.
J’agis et m’engage comme pour ma famille, en essayant d’être force de proposition, d’être à l’écoute, patiente, au service du bien-être des familles et des enfants. On devrait commencer par demander aux parents s’ils vont bien et s’ils ont besoin d’aide. Il n’existe pas de mode d’emploi pour être parent, que des façons de « prendre soin » différentes et des enfants uniques en leur genre, pour qui il faut être présents de mille manières. Alors facilitons-leur la vie !
En collaborant avec les enseignants et les parents, des initiatives significatives ont pu voir le jour. Je pense à la création d’ateliers bibliothèque hebdomadaires avec des parents bénévoles, d’une journée annuelle « anglaise ». Mais aussi à de belles victoires comme la création d’une classe « européenne » ouverte pour des jeunes évoluant dans le « Public », qui n’y auraient jamais eu accès autrement. Et j’en suis gré au corps enseignants et aux parents volontaires.
De formation comptable, j’ai évolué dans de grands groupes d’assurance, en tant que cheffe de projets informatiques, responsable qualité, et enfin responsable d’organisation des systèmes d’information. De par ma profession, je sais donc organiser les choses.
En tant que maman, bénévole, ex-élue à la Caisse des Ecoles, j’ai noté le manque de moyens accordés à la gestion scolaire et périscolaire municipale. J’ai rencontré tant de parents en butte à une carte scolaire absurde, s’épuisant à composer avec des amplitudes horaires ingérables quand on travaille sur Paris, tributaire de transports en commun chaotiques. Beaucoup de bonnes choses ont été faites. Toutefois, je suis persuadée qu’on pourrait aller plus loin dans l’accompagnement des familles en identifiant leurs besoins actuels et en aménageant autrement pour leur rendre la vie plus facile.
Je suis secrétaire générale de l’ASBR Tennis depuis 8 ans. J’ai observé les mêmes difficultés dans le domaine sportif, tellement crucial pour assurer le lien social et le vivre-ensemble. J’évoque ici les installations sportives saturées ne parvenant plus à répondre à la demande des réginaburgiens. Bourg-la-Reine est une petite commune en superficie. Construire de nouveaux immeubles est une chose, mais garantir le même niveau de services pour une population qui ne cesse de croître sur un territoire limité en surface en est une autre.
A titre d’exemple, avec ses plus de 1100 adhérents dont 65 % réginaburgiens, pour plus de 21 000 habitants, l’ASBR Tennis est parvenue à saturation. On aimerait optimiser les 3 terrains du Stade Charpentier exposés aux intempéries et donc actuellement sous-utilisés. Il faut répondre aux besoins des habitants avec pragmatisme. Cela veut dire trouver des solutions alternatives et être transparent sur ce qui peut ou ne pas se faire et l’expliquer clairement. En tant qu’habitante, trop souvent, je n’ai pas eu de réponse à mes demandes.
Un audit du fonctionnement actuel serait un préalable pour faire évoluer des choses simples de manière très réactive pour alléger et faciliter le quotidien de certains. Raison pour laquelle, j’ai suivi Cécile Andrieux et intégré la liste Bourg-la-Reine au Cœur, simplement pour faire mieux et être utile aux réginaburgiens. C’est au service de la famille et de l’enfance, que je me consacrerai dans la future équipe. Je souhaite que toutes les écoles aient les moyens d’offrir un même niveau de qualité d’éducation et d’accueil, sans distinction.
Le dialogue avec les familles est primordial. Elles doivent être consultées pour que les besoins réels ressortent. Charge à la mairie de s’adapter à la nature des besoins et à l’environnement social qui évolue. Je suis consciente que des problématiques nouvelles exigent un soutien aux familles : réseaux sociaux, sécurité des enfants, orientation professionnelle avec Parcoursup. L’équipe municipale ne doit pas hésiter à faire appel à des experts. Elle n’aura jamais la science infuse, ni la main pour agir seule, elle doit donc pouvoir offrir des possibilités d’information et de soutien sur tous les grands sujets de la famille et de l’enfance, en collaborant avec tous les acteurs de l’éducation nationale, de la région, des associations. Cela implique de tisser une relation étroite avec les Conseils des écoles, les associations de parents d’élèves, l’Inspection d’Académie, d’innover techniquement pour sonder facilement les familles. Un vaste chantier tellement motivant !
Les idées ne manquent pas : créer plus de places en crèche, investir sur notre jeunesse, les adultes de demain, en les aidant à trouver leur une orientation appropriée, sans oublier de restaurer les points de rencontres intergénérationnelles, d’assurer une plus grande mixité sociale, terreau du respect de l’autre et de sa différence. J’aimerais permettre à une cohorte d’âge de partir dans une classe transplantée, ou prévoir des temps forts en fin de CM2 pour marquer le passage du primaire au collège. Mais les priorités seraient avant tout de trouver une solution pragmatique et rapide pour la climatisation des établissements scolaires en temps de canicule, de diversifier l’offre de services péri-scolaires et la rendre plus flexible (le matin ou l’étude, l’aide aux devoirs, les centres de loisirs, de questionner la tarification de la cantine. Je n’ai qu’un seul but donner les moyens à la commune pour que tous les enfants aient la même chance en matière d’éducation de qualité et d’un futur digne de ce nom.”